J'ai senti, comme une ironie, le soleil déchirer mon sein...

J'ai senti, comme une ironie, le soleil déchirer mon sein...
Je me sens dans un état végétatif-dépressif. Pas assez pour ne plus penser, mais trop pour devoir marcher, sans but, errer, dans la rue, le soleil illuminant mes iris jusqu'à les brûler. Je n'ai aucune voix dans ma tête, rien d'autre, et je veux le silence. Le silence. Je veux me remplir de ce qui m'entoure jusqu'au fin fond du tympan, m'en nourrir, m'en laisser abattre. Non, pas par la musique, par le chant des arbres, par la présence de la nature.
Je hais l'été. Je hais ce soleil meurtrier, je hais ces herbes sèches, cette saison vacante où l'on ne fait que réfléchir. J'ai l'impression de ne pas être là, de n'être qu'à demi, de flotter dans l'inconscience. Je véhicule mon âme dans ce corps là, qui se fie du danger. Qui l'attire, même. Un corps qui a peur du Temps, mais ne craint pas la Destruction. Sinon, pourquoi m'habillerais-je si court, pourquoi oserais-je ? Je n'ai pas peur des gens, de leur regard. J'ai supporté l'intolérance, et maintenant, si aujourd'hui, je décide d'être ainsi, c'est pour les blesser dans leurs principes au point qu'ils en souffrent.
J'erre donc, les cheveux au vent, aux ongles noirs sans maquillage donc pas gothique, à la minijupe mais avec des collants noirs opaques et mes Docs Martens donc pas une pouffe, blonde comme les blés, n'arborant aucun signe de mort, et pourtant, me rapprochant du cliché. Qu'ils viennent, qu'ils me hèlent ! Je leur montrerais mon doigt, celui qu'on montre pour mépriser l'autre. Et avec une joie ! Une joie féroce et mordante, comme l'ironie.
Je suis fatiguée, je me sens sans but. J'ai peur pour ma vie. Si je suis le chemin que je me suis fixée, aucun risque que je la rate, mais d'autres éléments sont venus entraver mon chemin, menaçants. La question du bonheur ou du malheur ne se pose plus. La question est : est-ce que c'est bien ça que je veux ?
J'attaque, je brûle, j'offense l'espèce humaine, car je suis moi, et je suis digne de me supporter.
Ceux qui ne me comprennent pas me voient comme un géant de glace et de fer, une armure redoutable, et s'acharnent à trouver les failles pour m'écraser. Des failles qu'ils cherchent, qu'ils trouvent, sans avoir le plaisir de les exploiter. Sauf bien sûr, s'ils pénètrent mon monde, si leur scélératesse va jusqu'à me connaître pour mieux me détruire, m'esquisser un avenir que je veux possible. La cruauté irait-elle jusque là ? Mais pour quelle raison ? La seule aujourd'hui qui me mène à ce qui m'arrive est d'avoir refusé de m'abandonner. Serais-je donc condamnée à choisir un maître, à devenir une chose qu'on s'approprie ?
J'attire, je rebute, je blesse, je fascine, tout à la fois; l'antithèse à son paroxysme. On m'a conseillé de me familiariser, de concrètement devenir un clone. Mais je n'agis plus en conscience. C'est ce qui bouge au fond de moi qui agit pour moi. Et aujourd'hui, je n'ai plus la force, je n'existe plus.

Amen.


Et le printemps et la verdure
Ont tant humilié mon coeur,
Que j'ai puni sur une fleur
L'insolence de la Nature.

(l)
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# Posté le lundi 06 juillet 2009 12:56

Infinitésibien...

Mardi 9 décembre 2008, à 21:32 :

Un corbeau noir dans le ciel bleu.
Un coucher de soleil.
Des étoiles dans les arbres.
Une balade avec un ami.
Un câlin.
La neige qui tombait, tombait, tombait...
Un imitateur de Donald.
Un bon morceau de musique.
Savoir qu'on plait.
Le vent dans les cheveux...
La fraîcheur de la nuit.
La lune entre deux maisons.

Ne pas oublier de les noter...


"[...] et songe que chaque jour est à lui seul une vie." [ Sénèque ]
Infinitésibien...
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# Posté le samedi 04 juillet 2009 06:57

Eat the apple...

Quand je rencontrerais un amour comme celui là, cela voudra dire que j'ai réussi à concilier les bienfaits de mon âme avec ceux de mon esprit, et que j'aurais trouvé Dieu. Un amour contemplatif, qui me fera tomber à genoux en extase, et crier : « Oui, oui ! Ça est ! C'est cela, Seigneur, c'est cela ! » Un amour si profond, si puissant, si fort, qu'il ne pourra pas survivre au monde physique. Il me fera goûter aux mystères du monde psychique, où tout est violet, noir et enivrant. Un amour si beau, si terrible, si délicieux, qu'il m'arrachera des larmes ! Et je me confierais, entière, au Seigneur ! Car ce sera lui qui me guidera, et qui m'aura offert ce que je désirais. La quintessence de la félicité, l'ultime hommage, le cadeau que j'attendais depuis longtemps.
Un amour, mon Dieu ! Comme des lèvres rouges de sang dans un monde sans couleur, comme un champ de fleurs sans odeur, un amour visible, violent, estéthique, et pourtant, si parfaitement calme ! Le Nirvana sans la souffrance de la raison. Rien, rien d'autre qu'une extase infinie, un contentement perpétuel.
Et quel sera cet Homme, mon Dieu, qui aura cette chance incroyable ? Celle de me conquérir ainsi, de m'abattre comme une vague, de me soumettre à sa volonté sans jamais me forcer à rien ? Quel est celui qui, connaissant mon coeur, saura me faire céder ? Me séduire et me posséder, sans que tourmente ou haine ne m'emporte ? Celui qui m'apparaîtra comme votre ange, votre messager, votre disciple, dont il aura la beauté et l'immaculé ? Celui qui sera sûr tout comme je serais sûre ? Celui qui sera au courant, pire ! Celui qui saura, qui saura que c'est ça, et pas autre chose. Celui avec qui l'union ne sera plus mortelle, mais divine. Celui qui blanchira mes yeux, accroîtra mes larmes de désir, étirera mon sourire en un éternel contentement, comme le rictus d'un mort heureux !
Qui est cette merveille, cet ange, cet être à part ? Nous le cherchons tous, et chacun en nous le trouve, quand l'heure est au serment et à l'obéissance. Je suis vôtre, qu'il en soit ainsi ! Comme un chevalier je vous servirais, jusqu'à ce que vous m'envoyiez celui qui répondra à vos attentes, et aux miennes. Je me délivre à vous ! Je n'ai pas conscience de mon sacrifice ! Car il n'y a pas de sacrifice trop grand pour celui qui a tout sacrifié ! Et il n'y a pas d'holocauste, oh non, juste ma volonté, ma décision, mon abandon, ma dévotion. Je l'ai décidé, c'est ainsi, c'est mon choix. Toute chose restera matérielle, terre-à-terre, affreusement terrestre, tant que je ne ressentirais pas, au fond de moi, l'instinct qui me dit que c'est CA, que c'est ce que je recherche, que c'est ce que je RESSENS. J'ai confiance, je ne doute pas. Je renonce aux plaisirs de la chair, que j'ai entrevu avec un pauvre homme, et qui n'allaient jamais me convenir ! Non, malheur ! Jamais me contenter ! Tant qu'on ne m'arrachera pas des pleurs de bonheur, tant qu'on ne fera pas violence à mon être intérieur, je trouverais toujours cela fade, sans goût, sans vie, inutile, ridicule ! Alors, quand viendra-t-elle, cette révélation ?

Eat the apple...
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# Posté le mercredi 01 juillet 2009 09:23

Modifié le jeudi 02 juillet 2009 07:07

C'est bon d'avoir fini son bac :D

Ah!
Je veux vivre
Dans ce rêve qui m'enivre;
Ce jour encore,
Douce flamme,
Je te garde dans mon âme
Comme un trésor!
Cette ivresse
De jeunesse
Ne dure, hélas! qu'un jour!
Puis vient l'heure
Où l'on pleure,
Le c½ur cède à l'amour,
Et le bonheur fuit sans retour.
Je veux vivre
Loin de l'hiver morose
Laisse-moi sommeiller
Et respirer la rose
Avant de l'effeuiller.
Ah!
Douce flamme,
Reste dans mon âme
Comme un doux trésor
Longtemps encore !

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# Posté le mercredi 01 juillet 2009 10:26

Quotes

Quotes
Forget-me-not

«Du jour où vous supprimez le mal, vous en faites autant du libre arbitre. Il est absolument nécessaire d'avoir à choisir, et cela ne peut être qu'entre le bien et le mal. Sans choix, fini l'humanité. On devient autre chose. Ou alors, on est mort.»

«Considérer l'homme comme un consommateur, c'est tout simplement lui faire perdre son identité, sa véritable image...»

«Heureux sont ceux dont la vie a été achevée, accomplie.»

«L'amour et la tolérance sont la seule réponse au problème de la vie. Ce précepte, très simple, et infiniment difficile à appliquer, peut être accepté, compris par quiconque, croyant ou non-croyant. C'est la seule voie.»

«L'art, parce qu'il est liberté, est aussi subversion. Aucun Etat ne peut aimer les artistes, à moins qu'ils ne disent ce qu'il souhaite entendre. Ce qui est la négation de l'art.»

Anthony Burgess, auteur de L'Orange Mécanique.

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« Mon plus grand désir d'acteur ? C'est de faire des films destinés à faire rire les enfants et les parents à la fois dans ce monde trop triste ! »
Louis de Funès

"We think too much and feel too little"
Charlie Chaplin


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"Jules :Alors pourquoi t'as essayé de le baiser quand même Brett ?
Brett : J'ai pas essayé...
Jules : Si ! T'as essayé. Si, oh que si t'as essayé Brett. T'as essayé de le baiser et il se trouve que Marcellus Wallace préfère ne baiser qu'avec sa femme Madame Wallace.

"Le soir du combat tu sentiras comme une piqûre d'insecte. C'est l'amour propre qui te turlupinera. L'amour propre tu l'emmerdes. L'amour propre fait mal. Il ne sert jamais à rien. Il te faut t'en débarrasser."

Pulp Fiction


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# Posté le mardi 30 juin 2009 13:01

Modifié le mercredi 01 juillet 2009 10:29