Radio Classique.

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Chema Madoz

Petit article, rien que pour résumer, parce que ça me fait de la peine de finir un mois aussi plein rien que sur Machiavel.
Je suis partie trois semaines en Bretagne, et elles m'ont été utiles pour réfléchir sur mon année.
J'ai 17 ans à présent, et je me lance. Ca fait bizarre, de se dire qu'on ne sera plus jamais une petite fille.
Au menu ? S'assumer, si je le puis. Mais comme je l'ai dit, j'apprends vite, très vite, et une fois que c'est fait, je peux recommencer.
Dès mon retour, je suis allée voir une personne qui me tient à coeur : ma Dude. Avec elle, j'ai fumé pas que de la clope, j'ai vu un film d'horreur, et écouté de la musique de barbare, à savoir Protest The Hero.
En ce moment, c'est Lie Lie Lie qui me tient à coeur, avec Tuonen Viemää. Celle là me fait penser à Alexandre, à qui je suis passée dire bonjour, d'ailleurs. C'est bien de se réconcilier avec ceux qu'on a quitté. Et d'ailleurs, il y a une autre personne avec qui je dois rétablir une entente, qui si elle n'est pas forcément amicale, ne sera en tout cas pas négative.
J'ai revu de la famille en Bretagne, et y en a une qui me parait très heureuse. Ca ferait presque croire qu'une relation sérieuse et un amour vrai, quand on est jeune, c'est possible.
J'ai revu Claire, mon amour, ma femme, même si elle n'aime pas que je l'appelle comme ça, et elle m'a offert un super beau bracelet, une carte osée et une séance gratuite de cuisine. Maintenant, je sais faire des beignets sucrés à la courgette.
J'ai retrouvé ma chambre, mon monde, et ça fait drôlement du bien. La mer, bien que ce soit la plus belle chose naturelle qui existe, est extrêmement déprimante, et le temps ne m'a souvent pas contredi, bien que j'ai cramé comme une crêpe.
J'ai retrouvé des virus dans mon ordi, mais ça, ce fut vite réglé. J'aime Eragon.
Je lis Les Pensées de Pascal, et contrairement à ce qu'on pourrait croire, c'est diablement intéressant, pour une apologie de la religion chrétienne. Bientôt, ce sera More, puis Balzac. L'Odyssée, on vera.

N1ghtmar3 est très bien, Serj Tankian aussi, et Dieu encore plus. J'ai commencé à faire mon petit sanctum, c'est cool.
Je ne sais pas comment finir, si ce n'est par cette phrase :

<< Ce qui fait la vraie valeur d'un être humain, c'est de s'être délivré de son petit moi. >>

Mais carrément. :o
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# Posté le mardi 25 août 2009 14:46

Stabat Mater - Pergolesi

<< Est-ce le philosophe, est-ce l'homme d'État qui parle ainsi ? Qu'importe la mort pour ceux qui ont vécu par la pensée, puisque la pensée ne meurt pas ? Je ne connais pas, quant à moi, de condition plus tolérable que celle qui nous est faite ici jusqu'au jour du jugement dernier. Être délivré des soins et des soucis de la vie matérielle, vivre dans le domaine de la raison pure, pouvoir s'entretenir avec les grands hommes qui ont rempli l'univers du bruit de leur nom ; suivre de loin les révolutions des États, la chute et la transformation des empires, méditer sur leurs constitutions nouvelles, sur les changements apportés dans les moeurs et dans les idées des peuples de l'Europe, sur les progrès de leur civilisation, dans la politique, dans les arts, dans l'industrie, comme dans la sphère des idées philosophiques, quel théâtre pour la pensée ! Que de sujets d'étonnement ! que de points de vue nouveaux ! Que de révélations inouïes ! Que de merveilles, s'il faut en croire les ombres qui descendent ici ! La mort est pour nous comme une retraite profonde où nous achevons de recueillir les leçons de l'histoire et les titres de l'humanité. Le néant lui-même n'a pu briser tous les liens qui nous rattachent à la terre, car la postérité s'entretient encore de ceux qui, comme vous, ont imprimé de grands mouvements à l'esprit humain. Vos principes politiques règnent, à l'heure qu'il est, sur près de la moitié de l'Europe ; et si quelqu'un peut être affranchi de la crainte en effectuant le sombre passage qui conduit à l'enfer ou au ciel, qui le peut mieux que celui qui se présente avec des titres de gloire si purs devant la justice éternelle ? >>

Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu, de Maurice Joly.

# Posté le lundi 27 juillet 2009 10:56

Modifié le lundi 27 juillet 2009 11:06

Retranscrire ses pensées et ses sentiments avec des formes abstraites et des couleurs très variées. <3


« The recipe of a work of art - Its ingredients - How to make it - The formula :

1. There must be a clear preoccupation with death – intimations of mortality... Tragic art, romantic art, etc., deals with the knowledge of death.
2. Sensuality. Our basis of being concrete about the world. It is a lustful relationship to things that exist.
3. Tension. Either conflict or curbed desire.
4. Irony. This is a modern ingredient – the self-effacement and examination by which a man for an instant can go on to something else.
5. Wit and play... for the human élément.
6. The ephemeral and chance... for the human élément.
7. Hope. 10% to make the tragic concept more endurable. »

Mark Rothko. <3
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# Posté le samedi 25 juillet 2009 05:41

Modifié le samedi 01 août 2009 08:35

Blandine aime écouter son CD d'Apocalyptica.

"Je rentre dans la baignoire et je me noie sous l'eau chaude, chaude, chaude.
Chaude, chaude, chaude. Brûlante, elle m'étouffe. Elle décape ma peau. Mais j'en ai besoin. Je veux souffrir pour être capable de crier ensuite. C'est la seule solution pour que je puisse me tirer des larmes, et que toute la souffrance que je cache à l'intérieur s'en aille dans un hurlement.
Mon coeur bat vite, très vite. Je sens l'eau qui tombe, tombe sur mon dos, fracasse mes vertèbres. Non. La souffrance physique n'y changera rien. J'ai besoin... J'ai besoin d'eau, c'est tout. Ma main rouge et tremblante baisse le bouton à une température acceptable, qui ressemble plus au confort que ce que j'avais mis avant. Mais l'eau tombe toujours. Par milliers. Comme des larmes.
Soudain, je manque d'air, je suffoque, il me faut de l'eau, encore, pour me calmer. J'offre mon visage comme à un baptême à ce pommeau salvateur, et respire l'eau qui coule. Mon visage est trempé, noyé, tordu dans un étrange rictus de douleur, les yeux clos et la bouche démesurée. Je pousse des gémissements, des cris de plaisirs. C'est trop bon, trop bon, toute cette eau qui coule sur moi, à côté de moi. Je sens le niveau qui monte, qui atteint mes cuisses. Je baisse la tête. L'eau dégouline sur mon cou, mon dos, mes cheveux, mes seins. Je ne pense à rien. Je n'arrive pas à penser à quelque chose. Je suis tourmentée par un ennemi invisible. J'ai mal, je me sens sale, sale et domptée à l'intérieur, impuissante et immonde, et pourtant, je n'ai rien fait de mal. Je souffre d'être accablée par l'ignorance de mon mal, de mes questionnements. Je suis perdue dans mes sentiments. J'aime ? Je déteste ? Qu'est-ce qui m'attire ? Pourquoi est-ce que je me laisse faire, pourquoi est-ce que je me laisse utiliser ? Pourquoi n'ai-je pas du respect pour moi-même ? Quelle est cette pulsion morbide qui m'empêche de savoir, de résister ? Je me déteste. Je ne sais plus. Je pleure Dieu parce que je veux qu'il me sauve et qu'il m'aide. Qu'il me montre le chemin. L'eau qui coule est celle qui efface les écritures tatouées et la saleté invisible de ma peau. Des lettres de feu qui viennent de l'intérieur, et que le contact glacé de l'orage ou du bain parviennent à gratter, pour en éliminer les parties les plus graves. J'ai l'impression que je deviens folle, que je suis schizophrène, qu'il y a un autre en moi. J'ai envie de hurler pardon et de faire pénitence. A genoux, j'avance la main pour le savon, laissant toujours l'eau couler. J'ai envie de dire non, parce que la nature n'a pas besoin de mon gâchis. Et d'ailleurs, cette pensée arrête mon geste, j'éteins.
J'attrape le gel douche au lys. Il est onctueux, doux, parfumé, énivrant. Un vrai baume sur mon corps. Je m'en enduis les mains, doucement, je le caresse, fait mousser la crème, et je commence à me laver. Je les fait glisser lentement sur mon cou, puis sur mes seins, puis sur mon ventre. Je remonte, suis tous les contours, reprend du gel, refait mousser, recommence, sans cesse. Mes bras, la pliure du coude, les reins charnus, le contour des cuisses, les fesses, les longues jambes dans toutes leurs rondeurs, le dos, le sexe, les aisselles, la nuque, les seins à nouveau, tout. Mon visage disparaît. C'est bon, ça me fait du bien . Je m'étends jusqu'aux pieds, derrière les genoux, les hanches gracieuses en forme de violon, je ne veux laisser aucune partie de mon corps. Quand je finis les oreilles et les cheveux avec le shampoing, je refis couler l'eau, me purifiant à nouveau.
Quand je sortis, m'enveloppant d'une serviette moelleuse, j'avais un sentiment de paix et de sérénité profonds, inébranlables, instantanés, immuables. C'était merveilleux. Je me sentais propre, récurée de l'intérieur, apaisée, détendue, pardonnée. Alors je ne pensais plus à rien. Et cela dura jusqu'à ce que le besoin de ne plus souffrir reprit mon corps, et me mena à nouveau sous l'eau, pour renaître sans cesse, sous une nouvelle forme. "

Like the phoenix I rise, from the ashes of life...
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# Posté le jeudi 23 juillet 2009 16:54

Modifié le samedi 25 juillet 2009 05:04

Maway.

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# Posté le jeudi 23 juillet 2009 16:44