J'en ai marre de tes excuses.
C'est toujours la même histoire, ton incapacité à te contrôler, tes cris qui commencent, puis tes injures, tes insultes et enfin, pire que ça, la violence...
La violence, ce n'est pas qu'une histoire de poings, se sont aussi les mots, leur force, la peur.
Si c'est une voiture qui prend toute ta rage, devons-nous nous penser chanceuses que ce ne soit pas sur notre figure ?
Il y a deux personnes en toi.
La première, c'est toi. L'homme que j'aime, que je respecte, et à qui je dois beaucoup.
Et puis, il y a ce mec. Cet homme, ce type que je déteste, ce salopard qui a déterminé une part de mon existence, dès mon plus jeune âge.
Tu es contraire à toi même. Tu es possédé par toi-même. Mais c'est bien beau de se dire posséder ou prêt à être exorciser alors qu'on est pas capable de se souvenir de ce qu'on a fait, ni de se retenir, ni de rester calme. Et tous les livres que tu as lu ne t'on rien enseigné. Je te plains.
C'était la nuit de l'horreur. A la fin d'une journée d'enfer. Ce matin, au réveil, je me suis sentie terriblement seule, faible et fragile.
Heureusement, hier, dans les ténèbres, il y a ceux qui m'ont tendu la main et sont restés avec moi. Des anges. Qui parmi mes larmes et ma crise d'angoisse ont réussi à me faire tenir. Il y a celles qui n'étaient pas là, mais qui pensaient à moi, et puis il y a elle, cette femme, puissante et courageuse, ayant déja toute sa vie derrière elle, qui est restée avec moi, m'a serré la main et m'a ramené chez moi. Elle a été la Lumière.
Et toi, et vous, les Hommes, qui avaient promis de toujous me protéger, où êtes-vous aujourd'hui ?
Pas un message, pas une pensée, pas un mot, rien.
Et pourtant, il n'y a pas un jour qui passe sans que je pense à lui. Comme dans The Phantom Agony, je me rappelle de la façon qu'il avait de me parler, de me regarder, de me toucher, de m'embrasser, et je ne peux pas m'en débarasser. J'en ai assez qu'il soit dans ma tête. Et je ne sais pas ce qu'il se passe dans la sienne.
En tout cas, je sais qu'il y a des VRAIS amis sur qui je pourrais compter, pas comme eux.
Magna culpa nostra.
<< The unknown and innocent days are gone, taken without asking...>>