La Mort s'habille en Technicolor.

La Mort s'habille en Technicolor.
Un nouveau blog : Artistic-Mo0d

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# Posté le jeudi 03 décembre 2009 02:27

Modifié le dimanche 13 décembre 2009 05:36

"Open your eyes, open your mouths, close your hands and make a fist. " System Of A Down.

J'en ai marre de vivre dans une société où si quelqu'un fuit devant la police et se tue, c'est la police qu'on blâme.
J'en ai assez de vivre dans une société où les parents n'apprennent pas tout simplement à leurs enfants le respect et la tolérance envers les autres.
Je suis fatiguée de vivre dans une société où faire ce qu'on veut rime avec ne pas respecter la loi.
Je n'en peux plus des gens qui essayent de vivre en marge par principe.
Je suis exaspérée que l'ordre existe mal, à défaut d'exister vraiment.

J'en ai simplement par dessus la tête de vivre au milieu de gens qui font des actions répréhensibles et qui ne sont ni arrêtés, ni entendus, ni compris.

C'est une société de sourds muets.

# Posté le lundi 26 octobre 2009 02:13

<< On ne fête pas la mort d'un homme dans le vin. >>

<< On ne fête pas la mort d'un homme dans le vin. >>
J'ai remarqué quelque chose. Un, que l'on croise des gens tous les jours et qu'on ne sait pas qui ils sont. Deux, que l'ennui favorise l'imagination. Trois, que c'est plus facile de faire des bêtises à plusieurs que tout seul, car on s'affranchit du regard des autres. Cinq, que l'on ne sait pas quelle est l'histoire de chaque objet, de chaque chose qui existe. C'est dommage, car ce serait intéressant. Pourquoi ce manteau ? Pourquoi cette couleur d'yeux ? Pourquoi cette fleur ? Il y a toujours un lien, toujours, quelque part, avec autre chose. Ou alors, revenons au stade de foetus.
J'ai compris que j'étais quelqu'un d'humain, que je n'étais ni plus, ni moins, que j'avais des sentiments, que j'étais normale, comme n'importe quelle fille de 17 ans, et non pas mieux que ça. Que j'ai une histoire avec moi. Que j'ai un poids à supporter. Que j'ai un monde à découvrir. Et ça, comme des milliers et des milliers d'autres adolescents dans le monde. Ni mieux, ni moins bien, juste égale. Une fille, qui vit. C'est bien. C'est très bien. Ca me fait du bien d'entendre ça. Ca me rend toute ma dimension de normalité. Je ne tiens pas à faire mieux. Je suis normale. Je suis comme ça. Je ne tiens pas à ce qu'on voit plus, ni à ce qu'on voit moins. Je tiens à ce que l'on voit, que l'on ouvre les yeux. Je tiens à être traitée en égale. Je tiens à ne pas avoir plus d'importance que celle qu'on accorde à soi-même. Je ne veux ni compliments, ni reproches, je suis égale. EGALE.


Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avait déclose
Sa robe de pourpre au soleil,
N'a point perdu cette vesprée
Les plis de sa robe pourprée
Et son teint, au votre pareil.

# Posté le jeudi 22 octobre 2009 11:01

Voici mes yeux, luminaires d'erreurs, pour être éteint aux pleurs de la prière.

Voici mes yeux, luminaires d'erreurs, pour être éteint aux pleurs de la prière.
Enfin, je revis. Enfin, je me sens à nouveau calme. Enfin, je peux reprendre le chemin de la raison, nulle angoisse ne persiste au fond de moi. Maintenant, je sais que la force revient, que l'espoir est là, que la foi me tiendra en vie. Merci, merci beaucoup, merci.

+*-+*-+*-+*-+*-+*-+*-+*

L'Éternel est mon berger: je ne manquerai de rien.
Il me fait reposer dans de verts pâturages,
Il me dirige près des eaux paisibles.
Il restaure mon âme,
Il me conduit dans les sentiers de la justice,
A cause de son nom.

Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort,
Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi:

Ta houlette et ton bâton me rassurent.
Tu dresses devant moi une table,
En face de mes adversaires;
Tu oins d'huile ma tête,
Et ma coupe déborde.
Oui, le bonheur et la grâce m'accompagneront
Tous les jours de ma vie,
Et j'habiterai dans la maison de l'Éternel
Jusqu'à la fin de mes jours.

Psaume 23.


+*-+*-+*-+*-+*-+*-+*-+*

Maintenant que du deuil qui m'a fait l'âme obscure
Je sors, pâle et vainqueur,
Et que je sens la paix de la grande nature
Qui m'entre dans le c½ur ;
[...]
Je viens à vous, Seigneur, père auquel il faut croire ;
Je vous porte, apaisé,
Les morceaux de ce c½ur tout plein de votre gloire
Que vous avez brisé ;
[...]
Je conviens à genoux que vous seul, père auguste,
Possédez l'infini, le réel, l'absolu ;
Je conviens qu'il est bon, je conviens qu'il est juste
Que mon c½ur ait saigné, puisque Dieu l'a voulu !
[...]
Je sais que vous avez bien autre chose à faire
Que de nous plaindre tous,
Et qu'un enfant qui meurt, désespoir de sa mère,
Ne vous fait rien, à vous !
[...]
Les mois, les jours, les flots des mers, les yeux qui pleurent,
Passent sous le ciel bleu ;
Il faut que l'herbe pousse et que les enfants meurent ;
Je le sais, ô mon Dieu !
[...]
Considérez qu'on doute, ô mon Dieu ! quand on souffre,
Que l'½il qui pleure trop finit par s'aveugler,
Qu'un être que son deuil plonge au plus noir du gouffre,
Quand il ne vous voit plus, ne peut vous contempler,

Et qu'il ne se peut pas que l'homme, lorsqu'il sombre
Dans les afflictions,
Ait présente à l'esprit la sérénité sombre
Des constellations !

[...]
Seigneur, je reconnais que l'homme est en délire
S'il ose murmurer ;
Je cesse d'accuser, je cesse de maudire,
Mais laissez-moi pleurer !

Hélas ! laissez les pleurs couler de ma paupière,
Puisque vous avez fait les hommes pour cela !
Laissez-moi me pencher sur cette froide pierre
Et dire à mon enfant : Sens-tu que je suis là ?

[...]
Je verrai cet instant jusqu'à ce que je meure,
L'instant, pleurs superflus !
Où je criai : L'enfant que j'avais tout à l'heure,
Quoi donc ! je ne l'ai plus !

Ne vous irritez pas que je sois de la sorte,
Ô mon Dieu ! cette plaie a si longtemps saigné !
L'angoisse dans mon âme est toujours la plus forte,
Et mon c½ur est soumis, mais n'est pas résigné.

Ne vous irritez pas ! fronts que le deuil réclame,
Mortels sujets aux pleurs,
Il nous est malaisé de retirer notre âme
De ces grandes douleurs.
[...]
Que c'est la seule joie ici-bas qui persiste
De tout ce qu'on rêva,
Considérez que c'est une chose bien triste
De le voir qui s'en va !


Victor Hugo, A Villequier.

# Posté le samedi 17 octobre 2009 03:10

Pour elle.

Pour elle.
Il ne faut pas avoir peur d'afficher sa différence. Non. Au contraire, il faut la faire.
Il faut montrer aux gens que ce n'est pas toi qui est différente, bizarre, macabre, mais aux gens qu'ils sont semblables, banals et apeurés.
C'est une réaction normale d'être effrayé par le noir, par la mort, par l'angoisse. Mais si tu as choisi de vivre dans un élément qui correspond à ta personnalité, et qui te va à ravir, au lieu de craindre le regard de la communauté, ouvre les yeux et sors-en des flammes.
Tu es belle, tu es jeune, tu peux le faire, tu n'as pas besoin de leur jugement. Protège toi sous ce manteau de cuir qui est désormais le tien, sous ce cercle de maquillage qui entoure tes yeux, sous ces ongles longs et recouverts de noir, sous ces Newrocks, sous ces piques, cache toi, et fais en ta force, ta protection. Ils sont justement une façon de mener les autres droit dans le mur du préjugé et de laisser la chance à d'autres de venir t'admirer ou te comprendre.
Nous sommes uniques. Faire partie d'un style en particulier amène plus facilement à la classification, mais nous avons chacun une personnalité, une histoire, une vie à faire et une vie à perdre.
A toi de choisir laquelle tu veux, à nous de choisir à travers quoi nous nous sentons le mieux.

Comme le disait Einstein : "Il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé."

# Posté le samedi 17 octobre 2009 02:49